Programme

Détachement international du Muerto Coco

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Danser dans mon petit salon sans me poser de questions

Poésie documentaire dite et dansée

Marseille (13)
création 2022

Tout démarre comme une enquête naïve : de quoi parle-t-on quand on prononce le mot « virilité » ? Tu peux me le dire, toi ?

Pendant plus d’un an, Maxime Potard est parti à la rencontre de personnes croisées au hasard des rues ou invitées à échanger sur le sujet. De leurs témoignages, il tire le fil d’une écriture du réel, qui mêle expériences personnelles, autofiction et paroles d’inconnu.e.s. Un poème qui se fabrique comme une pensée en mouvement. Une poésie qui se dit et qui se danse. En costard ou en culottes en dentelles (pour hommes, bien sûr), sur un canapé, posé au milieu des gens, dehors.

Se tisse et se révèle dans l’espace public une mosaïque d’intimités chorégraphique, textuelle et sonore. Un télescopage de récits de vie qui viennent, en creux, confesser les doutes, hésitations et questionnements qui nous habitent.

Une divagation documentaire, en somme. Peut-être, une exploration des contours du concept de norme et de masculinité, ou juste une belle comédie musicale pour, au final, essayer de se rêver un peu loin de tout ça !

 

Intention :

 

« Il avait tenté, vraiment, assidûment, avec application, de devenir un « garçon ». On lui avait clairement fait comprendre que c’était un échec. »

 

J’ai choisi de faire un spectacle sur la virilité parce que c’est le premier mot qui a émergé de mon cerveau quand je me suis assis sur mon canapé et me suis demandé quel thème j’aurais envie de défricher seul. Il y en a d’autres qui pourraient paraître plus d’actualité dans ce champ, « genre », par exemple. Mais « genre » est un mot qui me fait du bien, c’est un mot qui panse, quoi qu’on en dise. Alors que le mot virilité a plutôt créé les plaies. Donc c’est celui-là que je mets sur le grill, allez.

 

Il y a 10 ans, quand je suis sorti de ma dernière formation d’acteur, j’ai laissé le théâtre et le corps hors de ma pratique pour me concentrer sur la poésie, la parole, le son. Mais sur ce socle, finalement, théâtre et corps sont prudemment revenus dans mon travail, et globalement dans celui du collectif Muerto Coco. Un retour provoqué, pour ma part, par la pratique amateure du waacking, une danse émancipatrice née dans la communauté noire et homosexuelle du Los Angeles des années 70. Il est donc irrésistible pour moi de danser dans cette création. Et la fragilité du danseur amateur, je la considère comme un allié poétique pour parler de virilité. Je m’interroge aussi sur l’effet du corps en mouvement sur un discours, en simultané, donc je l’expérimente.

Il y a un questionnement qui sous-tend Danser dans mon petit salon : si on considère que les codes culturels de genre sont un ciment sociétal (et je pense que pour beaucoup, c’en est un), et si l’on s’en débarrasse, que se passe-t-il ? Par quel autre ciment faisons-nous corps ? Est-il à inventer ? Ou bien existe-il déjà, mais simplement nous ne l’utilisons pas ?

 

A partir de 12 ans

 

Distribution :

Conception et interprétation Maxime Potard

Texte Maxime Potard et les interviewé·e·s

Regard extérieur & chorégraphique Leonardo Montecchia

Régie et construction Loïc Lavaut

Regards complices Marc Prépus, Raphaëlle Bouvier, Paola Rizza

Costumes Julie Honoré, Virginie Breger, Madeleine Bourgeois, Lara Guéret

Confections scéniques : Adèle Boré Juteau, Nana Knödler

Création lumière Julien Sabato

Regard musical Roman Gigoi, Thomas Koenig

Chorégraphe [en alternance] Julien Dégremont

Production Charles Bodin

 

 

Mentions légales :

Production : le Détachement international du Muerto Coco

Coproduction : Théâtre Joliette, scène conventionnée art et création – expressions et écritures contemporaines (13) ; Pôle arts de la scène – Friche la Belle de Mai (13) ; Théâtre Passerelle, scène nationale Gap / Alpes du Sud (05) ; Le Citron Jaune, Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public (13) ; L’Atelline, lieu d’activation art & espace public (34) ; L’Abattoir, Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public (71) ; Superstrat, parcours d’expérience artistique (42).

Avec le soutien :  La Cave Poésie René-Gouzenne (31) ; l’Université de Montpellier (34) ; Animakt, lieu de fabrique des arts de la rue, du cirque et d’ailleurs (91) ; Le Centre culturel de Cucuron Vaugines (84) ; Le Klap – Maison pour la danse (13) ; L’Amicale laïque Tardy (42) ; Lieux publics, Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public & pôle européen de production (13).

Subventionné par : DRAC Paca ; Région Sud ; Département des Bouches du Rhône ; Ville de Marseille ; SACD / DGCA / La Copie Privée – Ecrire pour la rue.

Le Muerto Coco est accompagné en administration et en production par LO BOL – Comptoir du spectacle.

https://muertococo.jimdofree.com/


/ APPEL A PARTICIPANT-ES – DÉTACHEMENT INTERNATIONAL DU MUERTO COCO /
Le Détachement International du Muerto Coco, recherche des participant-es. (6 hommes & 2 femmes) pour sa création “Danser dans mon petit salon sans me poser de questions” !!!

 

Horaire : Vendredi 19h30

Samedi 19h30

Lieu : Parvis de la Faculté – Pl. Charles de Gaulle
(à côté de l’Office du Tourisme)
Durée : 1h15

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